Il y a 80 ans – Bugatti gagne les 24-Heures du Mans

C’est l’une des courses la plus fameuse et la plus dur du monde : les 24-Heures du Mans en France. Ici naissent les légendes. Il y a exactement 80 ans, deux français remportent la victoire le 18. Juin 1939 dans une voiture française : Jean-Pierre Wimille et Pierre Veyron dans une Bugatti 57 C Tank. Cette victoire perdurera durant les dix années suivantes.

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50 pilotes s’inscrivirent dans huit catégories différentes mais seuls 42 seront au départ. Il y a 80 ans, les 24-Heures du Mans étaient déjà une bataille de constructeurs, même si la course à l’époque ne faisait partie d’aucun championnat. La concurrence est rude. 25 voitures étaient françaises, avec des marques connues de l’époque comme Delahaye, Delage et Talbot. Sur la grille de départ on peut trouver d’Allemagne les Adlerwerke et BMW, de Grande-Bretagne les Aston Martin, Morgan, Riley, MG et Singer et d’Italie les Alfa Romeo.

Bugatti se rend à la course avec une grande motivation. L’année précédente, le fabriquant français avait dû renoncer, pour des raisons techniques, à participer à la course prestigieuse. Cette année, sur la 16e édition de la Type 57, tout fonctionne. Sous les formes aérodynamiques de la carrosserie de la Type 57 version course se trouve un châssis très proche de la voiture de série : la Type 57 C, développée par Jean Bugatti, le constructeur talentueux et fils du fondateur de l’entreprise Ettore Bugatti. Le rajout d’un compresseur permet au moteur de 8 cylindres, 3.3 litres, surmonté d’un arbre à came de développer environ 200 chevaux. Avec ces caractéristiques sont atteignables des vitesses supérieures à 255 km/h. Grâce à d’autres améliorations, Bugatti arrive encore à réduire le poids la carrosserie arrondie à la forme de ponton. L’axe arrière, le vilebrequin et d’autres parties sont également optimisées.

Bugatti dans la classe de Rois

Ce ne sont pas forcément les pilotes les plus rapides qui gagnent, mais plutôt les plus tactiques avec la voiture la plus fiable. Jean-Pierre Wimille connait bien le circuit français : il avait déjà gagné deux ans auparavant au volant d’une Type 57 G Tank avec une vitesse moyenne de 136 km/h. Cette année au départ de la classe des Rois aux moteurs entre 2 et 5 litres s’annonce bien.

Mais cela semble se compliquer lors du départ. Le favori et double gagnant du Mans Raymond Sommer conduit une toute nouvelle Alfa Romeo. Il mène la course dès le départ et prend de l’avance sur tous les pilotes, y compris Jean-Pierre Wimille. Pourtant, le professionnel Bugatti conduit à merveille, en prenant non seulement des lignes très propres dans les virages, mais aussi en préservant ses pneus et ses freins. Jusqu’à la nuit, le voitures de courses effectuent des tours de plus en plus rapides. Sommer et Wimille se battent sans relâche pour la première position et bientôt les rejoignent Louis Gérad et Georges Monnert, pilotes d’une Delage. Mais leur voiture n’arrive au final pas à suivre les meneurs : le dimanche matin, un problème de moteur les forcent à s’arrêter au stand. Pierre Veyron creuse vaillamment l’écart en poussant sa Type 57 C Tank tour après tour. Le patriarche de l’entreprise Ettore Bugatti commentera plus tard, en expliquant que durant la course, les mécaniciens n’avaient jamais dû ouvrir les capot de la voiture, tellement le 8-cylindres était fiable.

Bugatti termine avec trois tours d’avance

Avec une longueur de 13,5 kilomètres par tour, Wimille et Veyron parcourent en 24 heures 3.354 kilomètres – 248 tours. La vitesse moyenne de la sportive atteint les 139 km/h. La deuxième voiture de la course a trois tours de retard et la troisième neuf. Des 42 voitures au départ, seules 20 terminent la course.

Cette victoire au 24-Heures du Mans il y a 80 ans en 1939, marque le dernier grand succès de Bugatti dans le sport automobile – seulement deux mois plus tard, la deuxième Guerre mondiale commence. Bugatti doit cesser la production peu après, évacuer les ateliers et ne pourra recommencer que difficilement la production à la fin de la guerre. C’est seulement en 1949 que reprennent les 24-Heures du Mans. Mais sans Bugatti, qui garde le record de 3.354 kilomètres parcourus jusqu’en 1950. Encore un record de plus pour Bugatti.

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